mercredi 23 novembre 2016

EGLISES ET CHAPELLES EN MORBIHAN SUD.


* L' église abbatiale de SAINT GILDAS DE RHUYS.

Cette église romane  est le seul élément subsistant d'une ancienne abbaye créée au XIe siècle par Saint Félix à la demande du duc de Bretagne d'alors. Elle succédait à un monastère créé  à la demande du comte de Vannes par Saint Gildas, prédicateur d'origine écossaise ou galloise au VIe siècle.



La construction de cette église abbatiale s'est poursuivie au XIIe siècle. La nef s'étant effondrée au XVIe siècle, comme la tour lanterne d'origine, elle a été reconstruite au XVIIe. Elle devient l'église paroissiale en 1804 et est classée aux Monuments historiques en 1840. D'importantes  restaurations auront lieu au XIXe s.


La tour lanterne vue de face. Elle n'est pas d'origine.



Elle est conçue selon un plan basilical en croix latine. Derrière la tour lanterne, on distingue le transept roman et au premier plan  on distingue le chevet partie la plus ancienne de l'église, avec sa toiture "en éteignoir" assez massive et ses chapelles.


                                                        Vue arrière du chevet roman.


La nef est du XVIIe s, la partie la plus ancienne est le chœur.


Le chœur est bordé d'un déambulatoire dont il est séparé par des colonnes.


Le maître autel est en stuc et en marbres polychromes des Pyrénées et date du XVIIIe s; il était au départ destiné à la cathédrale de Vannes. A l'avant on remarque un autel contemporain (1995) qui évoque la Sainte Trinité.




Quatre très belles colonnes à chapiteaux sculptés , reliées par des arcs romans, séparente le chœur du déambulatoire.


                   Ces chapiteaux répondent à des influences  corinthiennes, celtiques, ligériennes...


Derrière l'autel, sous une statue moderne, se trouve le tombeau très dépouillé de Saint Gildas.

Dans le déambulatoire , plusieurs pierres tombales de personnages importants: à gauche Nicolas de Bretagne, à droite Thibaut de Bretagne.
         
Pierre tombale de Jeanne de Bretagne.




Surmonté d'une statue, on trouve aussi, dans le bras nord du transept,  le tombeau de Saint Goustan, patron de la paroisse, disciple de Saint-Félix. On trouve aussi de ce côté le sarcophage de Saint-Félix, le fondateur de l'abbaye.
Dans le bras nord du transept, on remarque aussi un grand voilier votif, de 6x4 m, qui était transporté dans les processions. On remarque que le plafond du transept est lambrissé.


Dans le transept sud a été installé au XIXe un retable monumental du XVIIe s de style baroque.


Ici, un reliquaire.
Les vitraux de l'église sont modernes.

                              Retour du côté du chevet de l'église, flanqué de ses trois chapelles.


   Le haut des murs des chapelles est orné de modillons sculptés variés. On remarque ici aussi une sculpture en pierre calcaire enchâssée dans le mur de la chapelle axiale qui représente un combat entre deux chevaliers: il s'agirait de GEOFFROY II de Bretagne, luttant contre un chevalier français à Paris.


                        D'autres modillons, et encore une petite sculpture, peut-être un musicien.


              ¨                    Plutôt des têtes d 4animaux ici, et une sculpture animale (agneau?).

Face au chevet, la porte du cimetière est le seul vestige de l'église paroissiale détruite à la Révolution.


* LA CHAPELLE N DAME DE LA COTE A PENVINS :

La jolie chapelle ND de la Cote est isolée au bout de la pointe de la Grée , à Penvins  (commune de Sarzeau). Elle a été construite en 1876, grâce  à des dons de la famille de Langlais (ses armes sont sur le vitrail du chœur) ; Olivier de Langlais, qui fut maire de Sarzeau en 1884, et sa femme Hedwige de Francheville, demeuraient au manoir de la Cour à Penvins  tout près; elle a été construite sur les ruines de  deux chapelles antérieures, du XVII et du XIXe  s.

Deux légendes sont liées à ce lieu: celle de conquérants anglais mis en déroute par l'apparition de la Vierge et de Saint Démétrius; celle du naufrage d'une troupe de pirates provoquée par St Gildas déclenchant une violente tempête de sable


                                    Elle a un plan en croix grecque, ce qui est rare dans la région.



                           Le 15 août pour l'Assomption un Grand Pardon réunit les paroissiens ici.


  Elle a frôlé la destruction pendant la dernière guerre, les allemands voulant supprimer tous les points de repère de la côte.


                                      Le toit est surmonté d'une statue de la Vierge à l'Enfant.


La belle statue de la Vierge à l'enfant.



Autre vue.


Isolée au bout de la pointe de la Grée, elle se voit de loin.


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